L'espace d'un Instant !

16 juin 2005

Extrait de l'enseignement de Kalou Rinpoché II du 15 mai 2010 à Paris

  S
clic ici :KRII_Paris_15_mai_2010


K'do pour tous ceux qui n'ont pu assister à la venue de ce Maître !

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17 juin 2005

Ce blog trouve sa raison d'Etre... dans l'ouverture du cœur !

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18 juin 2005

Tout reflète de la Présence( Christiane Singer mars 2005 )


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03 mars 2006

Puissent tous les êtres connaître le bonheur et ses causes

Puissent tous les êtres être séparés de la souffrance et de ses causes

Puissent tous les êtres ne jamais être séparés de la grande félicité au-delà de la souffrance

Puissent tous les êtres demeurer dans l'équanimité, libres d'attachement pour les proches et d'aversion pour les autres

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Les Quatre Nobles Vérités

Voici la Noble Vérité de la souffrance:
La naissance est souffrance, vieillir est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance, le chagrin et les lamentations, la douleur et le désespoir sont souffrance, être uni avec ce que l'on n'aime pas ou ce qui déplait est souffrance, ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. En bref, les cinq agrégats de l'attachement sont souffrance.

Voici la Noble Vérité de l'origine de la souffrance:
C'est le désir, lié au plaisir et à la convoitise, qui produit les renaissances. Il fait ses délices de ceci et de cela, autrement dit, c'est le désir tendu vers le plaisir des sens, le désir de l'existence ou du devenir et le désir de la non-existence.

Voici la Noble Vérité de la cessation de la souffrance:
C'est la complète extinction du désir, l'abandonner y renoncer, s'en libérer, s'en détacher.

Voici la Noble Vérité du sentier conduisant à la cessation de la souffrance:
C'est simplement le Noble
Octuple Sentier à savoir: la compréhension juste, la pensée juste, la parole juste, l'action juste, les moyens d'existence justes, l'effort juste, l'attention juste, la concentration juste.

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05 mars 2006

« Rien ne s'est jamais produit dans le passé : cela s'est produit dans le présent. Rien ne se produira jamais dans le futur : cela se produira dans le présent. » Eckart Tollé                                                                    

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                                   Comment est-il encore possible d’aimer au milieu de tant de violence ?

Certains se demandent aujourd'hui comment la possibilité d’aimer, d'être en amour  et d'être aimé peut encore apparaître dans leur vie ou germer en eux ? Comment ce phénomène si bouleversant, dont l’emprise peut changer toute une vie peut surgir et les emporter ? Pour la plupart d'entre nous, il paraît plus facile d’être aimé, recherché, de recevoir de l’amour d’un autre que d’être le sujet aimant, celui qui porte en soi un amour réel à donner.

Il y a toujours les tentations de hasard, le recours à la chance, à la bonne fortune… La croyance que l'amour va émerger d'une faille soudaine, d'une rencontre, dans la logique aveugle de l'univers… Ou encore l’apparition d’une lumière entrevue dans les yeux d'une (ou d'un) qui nous a appelé doucement de l’intérieur ! Peut-être aussi l’amour peut venir d’un mouvement secret du corps, vers un être unique à lui seul destiné, ou encore de cette attente si longue, dans laquelle nous ne nous savions pas enfermé et qui d’un seul coup se dénoue, se libère et nous projette (effaré ou émerveillé) vers cet autre si longtemps espéré.

L’amour fait alors avec nous ce qu’il fait avec tous les autres : il nous donne envie de parler, de rire, d’être heureux sans raison. Il réveille des rêves, nous pousse à nous émerveiller d’un rien, d’un tout, nous agrandit à la seule présence de l'aimé(e). Tel un caillou que l’on jette dans l’eau vive d’un ruisseau et qui laisse autour de lui des milliers de ronds frémissants qui iront s’apaisant, l’amour nous amplifie, nous mobilise, nous inquiète et nous sécurise à la fois. Aux vents des quatre saisons, l'amour fait tourner en son nom tous les moulins de notre cœur. Car ce qui se vit par amour, se vit toujours par delà le bien et le mal.

L’amour en ce sens reste un mystère. Il est, semble-t-il de l’ordre de la révélation, même si par la suite, il relève de la création permanente qui devra l’alimenter, le renouveler chez ceux qu’il habite. Il se révèle à celui qui l'accueille et le surprend sans prévenir, sans préparation aucune. Mais il est aussi de l’ordre de la création. Pour que ce mouvement, cette énergie qui nous appelle vers l’autre puisse rester vivante, dynamique, créative. Je crois qu’il est possible d’aimer quand nous avons accepté de nous aimer, quand nous sommes dans la plénitude de nous-mêmes, quand nous ne sommes pas dans le manque et la demande, mais dans le plein à donner, à offrir et à partager. Il est possible d’aimer, quand nous sommes prêts à recevoir l’autre tel qu’il est.

Il y a une part d’inconditionnalité dans l’amour qui nous fait accepter l’imprévisible et l’inattendu, l'inconnu et le risque, l’émerveillement et le doute. Il est possible d’aimer, quand nous lâchons nos défenses, quand nous renonçons à la méfiance, quand nous ne nous enfermons pas dans la possessivité. Aimer est bien dans l’ordre du lâcher prise, car cela suppose de se laisser habiter, envahir par un sentiment sur lequel nous n’avons aucun contrôle, aucune maîtrise. C’est pour cela que pour certains, l’amour s’accompagne d’angoisses, qui ne concernent pas la fiabilité de l’autre mais la perte de contrôle, l'acceptation de l'abandon et d'un questionnement sans réponse : jusqu’où cela me mènera-t-il ?

Et dans le même temps, celui qui aime peut être réveillé, dynamisé par la découverte et le développement en lui d'une créativité insoupçonnée, de possibilités nouvelles, par l’abandon de conduites auto-destructives (telles la prise de drogue, ou la mise en danger de son existence dans des activités à risques, par des tentatives de suicide…) Il sera donc possible d’aimer, c’est-à-dire être dans le don d’amour, dans l’amour oblatif centré sur l’autre, quand nous acceptons de nous aimer. D’avoir à son propre égard de la bienveillance, du respect, une compassion chaleureuse.

L'amour est susceptible de créer une bulle d'intimité et peut-être de protection au milieu de la violence la plus violente. Il est l'un des antidotes, non pas le plus efficace, mais certainement le plus durable à la violence. Jacques Salomé

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30 mars 2006

Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies... !

"L'amour est visionnaire. Il voit la divine perfection de l'être aimé au-delà des apparences auxquelles le regard des autres s'arrête."

«Entre le désir profond de se lier, de s'engager corps et âme, et le désir tout aussi profond de préserver sa liberté, d'échapper à tout lien, quel tohu-bohu ! Or, pour vivre ces exigences contradictoires et d'égale dignité sans être écartelé, il n'y a aucun secours à attendre ni de la philosophie, ni de la morale, ni d'aucun savoir constitué. Il est probable que les seuls modèles adaptés pour nous permettre d'avancer sont la haute-voltige et l'art du funambule. Un mariage ne se contracte pas. Il se danse. A nos risques et périls. »

Souvent la peur de l'engagement nous coûte cher et nous laisse errer libre certes, mais vide. Entre cette liberté si désirable et la relation vivante que notre nature appelle ardemment, le déchirement semble fatal. Je ne l'ai pas. Pourquoi notre rêve d'autonomie ne respirerait-il pas au coeur même de nos plus profonds engagements ? Pourquoi dans un respect mutuel de nos rythmes et de nos lentes métamorphoses, ne tenterions-nous pas une loyauté nouvelle ? Le mariage - et les alliances vieilles comme le monde - familles et communauté - qui volent en éclats aujourd'hui attendent d'être réinventées, modulées de neuf. Car en-deçà du bruit et de la fureur, l'histoire de notre humanité n'est qu'un lumineux tissu de solidarités secrètes.

"Le miracle est déjà la rencontre d'un homme et d'une femme dans les dédales inextricables du temps et de l'espace. Elle fait bien les choses, cette vie fluide, insaisissable et frémissante qui opère ses choix sans tergiverser et retrouve ses aiguilles dans les bottes de foin de la création."

"La vraie aventure de vie, le défi clair et haut n'est pas de fuir l'engagement mais de l'oser. Libre n'est pas celui qui refuse de s'engager. Libre est sans doute celui qui ayant regardé en face la nature de l'amour - ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations - sans illusions, se met en marche, décidé à en vivre coûte que coûte l'odyssée, à n'en refuser ni les naufrages ni le sacre, prêt à perdre plus qu'il ne croyait posséder et prêt à gagner pour finir ce qui n'est coté à aucune bourse : la promesse tenue, l'engagement honoré dans la traverse sans feintes d'une vie d'homme."

"Ce qui rend le mariage si fort et si indestructible, c'est qu'il réunit un homme et une femme autour d'un projet. D'un projet fou. Souvent voué à l'infortune. D'un défi quasi impossible à réaliser et impérieux à oser. Le drame serait de ne pas tenter l'impossible, de rester, une vie entière, à la mesure de ce qu'on peut".   Christiane Singer                                                                                                                                  

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01 avril 2006

L'humour, un tremplin vers l'éveil

Quand on demande au Dalaï Lama quel est son passe-temps préféré, il répond :"rire!"

Qui n'a jamais connu ou vu ces êtres accomplis qui ont les yeux ronds de l'enfant, pleins d'énergie, pétillants de joie de vivre malgré leur âge avancé, le sourire aux lèvres, prêts à croquer la vie, à jouir pleinement de l'instant présent ? A leur contact, ces êtres décapent notre esprit de toutes les idées préconçues, de toutes souffrances qui sont parfois des complaintes du Moi. Ils nous poussent à relativiser nos petits soucis, à rire de nous-même, à cultiver l'auto dérision et ne pas se prendre au sérieux. Leur humour n'est jamais cassant, s'ils nous font mal parfois c'est qu'ils visent nos chaînes, cette prison que l'on nomme l'Ego.

A un moment donné de notre cheminement personnel, nous sommes confrontés de plein fouet avec notre Ego. Cette entité qui constitue notre individualité prend parfois des allures tyranniques, héritées bien souvent de nos blessures d'enfance et de ses manques affectifs. Il n'est pas question de détruire l'Ego ; c'est sa compréhension qu'il est important d'établir. Comme le disait Arnaud Desjardins : « avant de n'être rien, il faut d'abord avoir été quelque chose ». Avant de dépasser le stade de l'ego, il faut avoir fait l'expérience d'un Moi solide, sans manques, frustrations et refoulements. Le Moi n'est pas qu'une illusion à faire disparaître à tout prix, mais au contraire une instance psychique qu'il faut élargir dans son échange et sa participation avec l'immensité du Soi (instance de l'être accompli). Un Moi « fondation » de l'être complet, un Moi conscient, qui vit pleinement son individuation et permet à l'humain d'accéder à l'étape suivante de son évolution spirituelle, son expansion totale.

Arrivé à ce stade de compréhension de nos blessures infantiles, l'Ego reste encore une épreuve à traverser. L'humour vient ici affiner le travail spirituel au quotidien. L'humour utilisé ici n'a rien à voir avec les blagues dégradantes ou l'humour agressif et gras visant à diminuer autrui, tout ceci n'étant qu'un triste masque de la frustration égotiste. Non, l'humour spirituel est léger, doux, il nous montre nos manques sans dureté, il enseigne par l'humilité et nous permet d'y avoir accès. La technique première à utiliser est l'auto dérision : c'est une aptitude qui consiste à percevoir en nous les relents de notre Ego, et sans les suivre, à rire de notre confusion du moment. Ce rire est un lâcher-prise libérateur, l'Ego se tait et laisse la place à l'humilité, qui permettra de faire émerger la compassion pour ce Moi turbulent qui agit sans conscience. L'auto dérision n'est pas non plus l'irrespect de soi, le cynisme exacerbé du dépressif. Il faut là encore exercer son discernement, et ressentir où se situe la voie médiane.

L'humour est aussi un moyen d'enseigner à autrui. Ainsi, il peut dédramatiser une situation où le Moi, effrayé par la peur de se dissoudre, perd pied et amplifie le réel. L'humour nous offre la force de rassurer nos proches sur notre situation, de diminuer le stress engendré par leurs inquiétudes à notre égard. L'humour est aussi un atout social qui permet une reliance entre les êtres : il sert à briser la glace (comme on dit), une glace faite de la peur de l'autre, de l'inconnu.

L'humour est donc un outil précieux pour celles et ceux qui souhaitent avancer dans leur cheminement spirituel. Le pratiquant sincère ne peut en faire l'impasse, il lui faut intégrer cette donnée à son être. Certains pratiquants restent tristement engoncés dans leur spiritualité, s'excluant du monde dans une austérité sans nom, se desséchant peu à peu jusqu'à n'être que des âmes vides. Ils se sont fait piéger par leur Ego, celui-ci ayant trouvé comme moyen de survie hégémonique la personnalité d'un prosélyte à la peau rêche. Ils sont ternis par le dogme, qui est bien souvent un rempart égotiste contre les angoisses pulsionnelles non résolues. Ils ont confondu l'accessoire et l'essentiel, se sont fait mystifier par la forme au détriment du fond. C'est cette forme accessoire que l'on retrouve dans l'intolérance des extrémismes de tous bords, dans l'appartenance identitaire exacerbée et le culte obsessionnel des lois. Le fond essentiel lui, demeure cette fraîcheur ineffable de l'être accompli, qui nous montre non par ses mots mais par ses actes qu'avoir de l'humour peut être une belle preuve d'amour.

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02 avril 2006

La méditation : la rencontre sereine avec la réalité

Assis en Pleine Conscience, le corps et l'esprit peuvent être en paix et complètement détendus, mais cet état paisible et relaxé est fondamentalement différent de la somnolence semi-consciente et paresseuse que l'on connaît en faisant la sieste. Loin d'être de la Pleine Conscience, l'assise dans cet état de demi-sommeil paresseux est comme une assise dans une caverne obscure. Dans la pleine présence d'esprit, on est non seulement reposé et heureux, mais aussi alerte et éveillé. 

La méditation n'est pas une évasion : c'est une rencontre sereine avec la réalité. Celui qui pratique la Pleine Conscience ne doit pas être moins attentif qu'un conducteur au volant; si le pratiquant n'est pas vigilant, il sera vite distrait, négligent, tout comme un conducteur somnolent sera susceptible de causer un accident. Soyez aussi attentifs qu'une personne marchent avec des échasses - tout faux pas est risque de chute. 

Aux débutants, je recommande la méthode de la reconnaissance pure : reconnaître sans juger. les sensations, les sentiments, que ce soit de compassion ou de colère doivent être accueillis, reconnus et traités d'une façon absolument égale ; car tous deux sont nous-mêmes. Je suis la mandarine que je mange, je suis la graine de moutarde que je plante. Tout est à traiter avec le même soin. Dans la Pleine Conscience, la compassion, la colère, la graine de moutarde, tout est sacré. 

La méthode de l'observation pure et de la reconnaissance peut sembler difficile à pratiquer lorsque nous sommes en proie à la tristesse, à l'anxiété, à la colère, à la passion... Dans ce cas, orientez votre méditation précisément, en utilisant votre propre état d'esprit comme le sujet de votre méditation. Une telle méditation est révélatrice et curative. Sous le regard de la concentration et de la méditation, la tristesse, l'anxiété, la colère ou la passion se découvrent dans leur véritable nature - une révélation amenant naturellement à la guérison et à la libération. Nous devrions traiter notre anxiété, notre douleur, notre haine et notre passion avec douceur et respect, ne pas leur résister, mais vivre en leur compagnie, faire la paix avec elles et pénétrer leur nature par la méditation sur l'interdépendance. 

Chacun de nos objets de méditation est semblable à un plat que l'on doit cuire longtemps à feu vif. Il faut le mettre dans une marmite, le couvrir et allumer le feu. La marmite, c'est nous-mêmes ; la chaleur nécessaire à la cuisson, c'est le pouvoir de concentration, et le combustible provient de la pratique continue de la Pleine Conscience. Si la chaleur n'est pas suffisante, la nourriture ne cuira pas mais, une fois cuit, le plat est succulent. Quand le pratiquant arrive à toucher la véritable nature de l'objet de sa méditation - sa colère, ses craintes ou la personne détestée- il est libéré. 

Notre vraie demeure est le maintenant.

                     Vivre dans l'instant présent est un miracle                   

                                                                                                              Thich Nhat Hanh                

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